
K-M : Pouvez-vous raconter un peu l'histoire de Laurent Gomis à nos internautes et dites nous comment êtes vous venus à la boxe ?
L.G : Bonjour a tous les internautes de kandeer-manjaku.com. Tout d'abord je suis très content d´être reçu par un site qui parle de la culture et des manjakus en général. Je m'appelle Laurent Gomis. Je suis un jeune manjaku de katij né à Ziguinchor au Sénégal le 17 Décembre 1977 . J´ai commencé à faire la boxe au début des années 90 au Lycée Limamoulaye de Guédiawaye sous la protection de mon premier entraîneur MORA MENDY, vice champion du monde en 1995 .
K-M : Actuellement vous exercez en Espagne avec un palmarès très édifiant. Pouvez vous nous en parler?
L.G : En premier lieu, j ´aimerai vous faire savoir qu’actuellement je pratique la boxe anglaise contrairement à mes débuts au Sénégal (au Sénégal il pratiqué la boxe Française). Ici, en amateur, j´ai eu 12 combats dont 11 victoires, 8 par KO et 3 par points plus 1 combat nul .En semi-pro où je suis actuellement j´ai fait 6 combats dont 4 victoires par KO , 1 victoire par point et 1 défaite par point .
K-M : Et au Sénégal où tu a gagné pas mal de titres ?
L .G : Au Sénégal, j'ai été champion du Sénégal en 1995, 1996, 1997,1998,1999 et champion d'Afrique au Maroc en 2000. J'ai aussi participé à plusieurs compétitions internationales avec l´équipe nationale du Sénégal notamment en Egypte, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, en Ile Maurice, en France, en Italie, en Belgique, au Canada, à New York et en Californie.
K-M : Comment s'est passée votre adaptation dans votre nouvelle environnement en Espagne ?
L.G : C'était dur au début car j´ai tout laissé au Sénégal à savoir ma famille et mes amis .En plus en Afrique la bonne ambiance et la solidarité priment contrairement à ici où ce qui frappe c'est le côté “chacun pour soi” .
K-M : Quel effet cela fait d'être adulé par les jeunes manjakus qui sont tes premiers supporters lors de tes combats ?
L.G : Je suis très content. Cela me donne à chaque fois plus de punch lors de mes combats. En plus la plupart de ces jeunes manjakus sont des cousins, d´autre de vieilles connaissances et amis du Sénégal. Je profite de l'occasion pour dire un grand merci au vieux “douzième gaïndé” qui lors de mon dernier combat a gratifié le public d´un spectacle digne des grands rendez-vous du sport au Sénégal par ses sons de tambour et de djémbé
K-M: Parlez nous de ton staff
L . G: Comme staff j´ai eu l´Espagnol Jérôme Nino comme premier entraîneur de boxe Anglaise. Actuellement j´ai comme entraîneur le Colombien MIRO et comme promoteur l'espagnol TOBAR . J´en profite pour remercier le consulat du Sénégal à Madrid qui me soutient vraiment lors de mes combats mais aussi monsieur Antoine Marie Mbengue qui fut l'initiateur de mon premier voyage dans l´hexagone comme boxeur .
K-M : En tant que Africain surtout Manjaku prépares tu tes combats mystiquement ?
L.G: A mes début si mais cela fait actuellement plus de 8 ans que je ne le fait plus. Je laisse tout sur les mains du bon Dieu et du Seigneur Jésus .
K-M : Donc quel est votre secret ?
L .G : Je n'ai pas de secret. Seul le travail paye. Je ne fais que bosser dur aux entraînements et suivre les consignes de mon entraîneur .
K-M : Quels sont les objectifs de Laurent GOMIS ?
L . G : A court terme nous voulons monter avec sérénité et méthode le « Fan´s club Laurent Gomis » qui a des échéances assez importantes c’est à dire à moyen terme nous voulons participer au développement de la boxe au SENEGAL. Ce qui passe par l´organisation d´un gala de boxe au Sénégal que nous voudrions annuelle .Nous comptons mettre tous les moyens disponibles pour l´organisation de la première session en Décembre 2006 à DAKAR .
K-M : Avant de nous quitter parlez nous un peu de ta vie sentimentale et d´où te vient le surnom de “El demonio rojo” ?
L.G : Je ne peux aller loin sur ma vie sentimentale. Je peux néanmoins dire que j´ai une belle fiancée manjaku qui vit en France. En ce qui concerne le surnom de « El demonio rojo » (le diable rouge ) je peux dire que c´est le public Espagnol, mon public qui me l´a donné .
De nos correspondants en Espagne
JEAN RENAUD MENDY ET TAPHA MARÉNA