
Temporibus veteribus , le conte a toujours joué un rôle de socialisation dans la communauté Manjaku. Une capacité de mémorisation est nécessaire. Une personne peut avoir une centaine de contes dans son répertoire. C'est le lieu de la formation de l'individu.
Ainsi, depuis la nuit des temps, on donne aux animaux un aspect humain. On leur donne une âme. On les fait parler comme dans tout conte. Mais surtout, on change l'appellation pour montrer que l'on a quitté le monde réel pour entrer dans un univers imaginaire. Ughïl/l'hyène devient tse-ghïl/l'hyène ; umal/le lièvre s'appellera tse-mal/le lièvre. Les animaux les plus utilisés sont ces deux-là mais aussi tse-jëkku/la perdrix, tse-p í /la chèvre etc. font également parti du décor du conte.
Cette manière de renommer les animaux dispense le conteur de répéter la formule : « Il était une fois …» indispensable dans le conte de manière générale. Le fait de renommer les animaux signifie que l'on est dans l'univers du conte chez le Manjaku. Le Manjaku qui arrive au milieu d'un conte, par le simple fait d'évoquer les noms des personnages sait automatiquement qu'il est dans l'univers des contes.
A la veille du départ de Uko Utiël pour la France, Nuunu lui conta l'histoire de tse-ghïl/l'hyène et de tse-p í /la chèvre. Elle lui avait promis cela et elle a tenu à honorer sa parole.
Nuunu avait exigé dans la journée qu'il lui fallait du feu. Du feu pour réchauffer sa mémoire mais aussi du feu pour éclairer sa pensée. On écoute toujours le conte autour du feu. C'est pourquoi les plus petits allèrent chercher du fagot pour la circonstance. Ecouter grand-mère conter est toujours et restera toujours un grand événement pour eux. Ils peuvent rester des heures et des heures à écouter grand-mère sans s'ennuyer, sans se fatiguer, sans voir le temps passer.
A défaut du clair de lune, on alluma le feu pour écouter les contes de Grand'mère. Ce jour-là, l'astre de la nuit n'a pas jugé bon de rivaliser avec la clairvoyance de la gardienne des vaches. Elle s'est cachée, de honte peut-être car Nuunu brille toujours de mille feux. La lune sait que Grand-mère est la lumière-même quand il s'agit de conter les mésaventures de tse-ghïl/l'hyène, fourbe et gourmande qui se laisse toujours roulée par tse-mal/le lièvre. Oui la gourmandise de tse-ghïl/l'hyène l'a toujours conduite près de la tombe.
Quand le soir vint, les enfants s'assirent à même le sol et les grandes personnes, qui sur un banc, qui sur une chaise autour du feu, s'impatientèrent de l'écouter. Grand-mère, Nuunu, est au milieu du cercle. L'assistance attendit avec impatience Nuunu qui prit du plaisir à cela. Elle donna l'impression de ne pas être pressée. Elle prenait tranquillement son temps.
Nuunu s'assit et prit une petite poignée du tabac pilé et la mit dans la bouche, fit passer sa langue sur le côté gauche puis sur le côté droit. Elle marqua un arrêt et après on vit sa langue faire le tour de la bouche. Elle cracha le liquide noir à même le sol et décida ensuite à leur demander s'ils voulaient entendre l'histoire. Ils dirent oui, en choeur.

Elle entonna.
« Il s'agit de tse-p í /la chèvre et de tse-ghïl/l'hyène.
Tse-p í /la chèvre a rendu l'âme après voir mis au monde un cabri. Dans la même concession, l'orphelin de cabri a un camarade d'âge. Ils jouaient ensemble et rentraient à la maison ensemble.
Quand la maman de son camarade vient l'allaiter, le petit orphelin s'approcha de lui pour avoir les mêmes faveurs mais la méchante lui donna des coups de pattes. La scène a duré ainsi pendant quelques jours et on eut cru même que le pauvre cabri allait mourir. Il était devenu squelettique.
Comme le temps a passé et que le lait ne pouvait plus suffire à son petit, la méchante commença à amener celui-ci brouter l'herbe, loin des concessions. Là encore, quand le malheureux voulait les suivre, elle lui intima l'ordre d'emprunter un autre chemin car ils ne veulent pas s'accompagner avec lui. La méchante lui dit qu'elle n'est pas responsable de son malheur.
Les jours passèrent encore et le pauvre est devenu maigrichon et son camarade de jeu avait pitié de lui mais il ne pouvait rien faire. Ainsi, il était devenu sale et dégageait une odeur nauséabonde. Les mouches le couvrirent la bouche et les yeux. Il ne broutait rien et se contentait seulement de l'herbe autour de la concession qui était devenue très rare et sèche.
Un jour, il décida de partir. Mais où ? Il ne sait pas mais il faut qu'il soit loin des hommes. Il sait que pour sauver sa vie, il ne doit que compter sur lui-même. Il erra, erra, erra. Mais il ne trouve aucune herbe à brouter, il ne trouve aucune goutte d'eau à boire. Il était mort de fatigue et de faim. La soif, on n'en parle même pas. Il s'arrêta plusieurs fois pour se reposer et après il reprit son chemin.
Tout à coup, il aperçoit un cours d'eau. Il n'en croit pas à ses yeux. Quand il arriva au bord de l'eau, il vit un pâturage touffu de l'autre côté de la rive. Oui l'herbe, on ne voyait que de la bonne herbe. Oui, la prairie est abondante et verdoyante.

Il ne pouvait pas boire. Son ventre est vide. Mais comment passer de l'autre côté quand on sait que tse-p í /la chèvre ne sait pas nager et a une phobie de l'eau ? Dieu sait que sa volonté est d'accéder à l'autre rive. Le malheureux rassembla toutes ses forces et dit : ‘'- Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse man ci najibin ‘' (je demande à ce cours d'eau de se retirer pour me laisser passer car je suis orphelin).
Après ces paroles, tout devient sec et il traversa. C'est ainsi qu'il brouta, brouta, brouta jusqu'à la tombée de la nuit. Quand il revient, les eaux ont repris leur niveau.
Il répéta : ‘'- Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse man ci najibin''.
L'eau se retira de nouveau et il traversa.
C'est ainsi chaque jour que Dieu fait, il vient brouter et rentre le soir.
Au bout de quelques jours, son camarade remarqua que le malheureux orphelin, le maigrichon a considérablement changé. Il était devenu vif, il montait facilement les termitières, gambadait comme une gazelle. Il était gros et sa peau brillait comme le soleil.
Peux-tu me dire ton secret ? Tu n'es plus le même, lui dit son camarade. Maintenant tu es mieux portant que nous, alors que tu ne broutes pas de l'herbe comme nous.
Je n'ai pas de secret. Tu sais que je suis orphelin et je n'ai personne qui me confie un secret. Je vis grâce à Dieu.

Des jours ont passé mais le petit orphelin qui n'est plus malheureux a toujours gardé son secret pour lui. Il sait que son camarade le dira à sa maman s'il le lui dit. Mais comme l'autre ne cessait de l'implorer, il décida finalement de lui livrer ce secret.
Mais il ne faut jamais le dire à ta maman, lui prévient-il.
Je te jure que je ne lui dirai rien, rassura son camarade.
Alors, ils prirent ainsi la direction du pâturage. Arrivés au bord de l'eau, ils s'arrêtèrent.
Avant de traverser, nous devons prononcer ces paroles :'' - Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse manci najibin''.
L'eau se retira. Il se précipita pour traverser mais il le retient. Au bout de quelques instants l'eau regagna la surface et il lui dit de répéter.
‘' Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse manci najibin''.
A plusieurs reprises, il butera sur des mots, tellement il est pressé.
‘' Mlik miiii … manci najibin'' répéta-t-il souvent.
Comme la formule est mal récitée, l'eau ne se retira pas. Il lui fit encore répéter mais en vain. Finalement, il répéta lui-même cette formule magique :
‘' Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse manci najibin''.
L'eau se retira et ils traversèrent. Ils ont brouté jusqu'à la tombée du soleil. Quand ils arrivèrent au bord de l'eau il répéta :
‘' Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse manci najibin''.
L'eau se retira et ils traversèrent.
Le lendemain, ils revinrent ensemble et son petit camarade parvint à réciter la formule :
‘' Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse manci najibin'' dit-il et ils traversèrent pour aller brouter. C'est ainsi que chaque jour, ils traversèrent et revinrent quand ils ont le ventre plein pendant que la méchante grignote de l'herbe morte.
Cette situation, la méchante l'a constatée. Mais quand elle demanda à son fils celui-ci refusa catégoriquement de lui livrer leur petit secret. Mais elle savait qu'ils ont découvert un endroit car son petit ne veut plus rester derrière elle.
La méchante, depuis ce jour qu'elle s'est rendue compte que ces petits lui cachent quelque chose, elle n'a plus laissé son petit en paix. Finalement, il a fini par tout lui expliquer mais en lui rappelant qu'il avait juré à son ami de garder le secret. Il a posé une condition, au préalable.
Avant de te livrer le secret, maman, tu vas allaiter mon ami jusqu'à ce qu'il bave, tu l'allaites encore jusqu'à ce qu'il bave, tu l'allaites encore une fois jusqu'à ce qu'il bave et je te le dirai.
Elle l'a allaité jusqu'à ce qu'il bavât et l'a allaité encore jusqu'à ce qu'il bavât et l'a allaité de nouveau jusqu'à ce qu'il bavât et, tous les deux lui révélèrent le secret.
Le lendemain, elle les ordonna de l'amener avec eux. Dès que le soleil commença à montrer ses rayons, la marâtre exigea qu'ils partent aussitôt. Elle était pressée de connaître cet endroit qui a si transformé l'orphelin à un être désirable. Comment se fait-il qu'elle ne connaisse pas ce lieu alors qu'elle a mis plus de temps qu'eux sur cette planète ? s'interrogea-t-elle.
Quand ils furent au bord de l'eau, son petit lui expliqua tout le processus :
‘' Mlik miiii kayin kayin, malut kawitsé manci najibin''. Maman, si tu veux que nous traversions ce fleuve, il faut que tu répètes correctement cette formule. Si tu veux que l'eau nous laisse passer, répète-le.
Pourquoi devrais-je le faire ?
Parce que c'est ça la règle pour traverser.
Elle s'essaya une fois, deux fois, trois, dix fois, mais rien ne fit. Elle disait plutôt :
‘' M'lik miiii comin comin malut kawitse manci najibin''
Non seulement la formule n'était pas correcte mais encore elle a fait l'inverse car elle a demandé à l'eau de se remplir davantage. Ce qu'elle fit. C'est impossible de la faire réciter la bonne formule.
C'est enfin son petit qui vient à son secours :
‘' Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse manci najibin'' fit-il et l'eau céda le passage. Ils traversèrent. Ils broutèrent, broutèrent, broutèrent jusqu'à ce que leurs flancs soient enflés et prêts à éclater. La nuit était sur le point de tomber et les signes d'une tempête se signalèrent. Le petit orphelin leur demanda de rentrer car le ciel devient de plus en plus menaçant mais la méchante continua à dire : ‘' Laissez-moi encore le temps de grignoter cette petite herbe après on s'en va''.
Comme le tonnerre commençait à gronder et qu'il a entendu ces paroles au moins dix fois, il décida de rentrer seul et les laissant sur place. Après qu'il a traversé le fleuve, après avoir prononcé rapidement la formule : ‘' Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse manci najibin'' que la pluie suivie de la tempête se mit à tomber.
Les autres quittèrent la prairie en catastrophe et firent de même au bord de l'eau : ‘' Mlik miiii kayin kayin, malut kawitse manci najibin'' et ils traversèrent en courant et rentrèrent par mégarde chez tse-ghîl/l'hyène. Quand celui-ci aperçut ces deux êtres dans sa concession, sa langue fit le tour de ses naseaux et dit à sa femme :
-‘' Nalem Nalem lipari kayant ubuss uyamatse abândi (Nalemn Nalemn arrête de préparer la viande de chien on a la vraie viande).
La méchante regarde de gauche à droite et dit à son petit.
- Nalem Nalem jân patëmb kâreu j á ka ñ uatsan dëru (Nalem Nalem dis que tu as envie d'aller faire tes besoins et je t'accompagne).
Tse-ghïl/l'hyène, le maître des lieux ne l'entend pas de cette oreille. Il dit au petit qu'il y a assez de place dans sa concession et qu'ils n'ont pas besoin de parcourir des distances pour cela. Il peut se soulager là où il veut.
Ces deux malheureux savent que ce n'est pas chez tse-ghïl/l'hyène où ils vont trouver l'hospitalité. Se sauver pendant qu'il est encore temps, s'ils veulent s'échapper des griffes de tse-ghïl/l'hyène. D'un seul coup, ils détalèrent comme des lapins. Ils les suivit jusqu'à ce qu'ils entrèrent dans un trou.
Tse-ghïl/l'hyène resta près du trou. Des heures ont passé sans qu'ils ne mettent le nez dehors. C'est ainsi qu'il décida d'aller chercher le feu pour les obliger à sortir. Et comme il faut que quelqu'un les surveille, elle sollicita l'aide de tse-juucuc/le marabout. Plus intelligents que lui, ils lui demandèrent d'ouvrir les yeux et quand ils seront rouges comme la braise ils mourront à l'intérieur. Tse-juucuc/le marabout s'exécuta.
Mais quand il laissa ses yeux grands ouverts, ils lui jetèrent du sable. C'est ainsi qu'ils ont pu s'échapper des filets de tse-ghïl/l'hyène. Tse-juucuc/le marabout voleta et se posa sur une branche en tentant d'extraire le sable de ses yeux. Quand il aperçut tse-ghïl/l'hyène de loin, il revint assurer la garde.
Quand celle-là arriva, il alluma le feu et le jeta à l'intérieur mais rien ne sortit. Même pas un bruit venant du fond du trou. Il répéta plusieurs fois l'opération et commença à avoir des doutes sur la présence de ces deux êtres car ce fut un silence de cimetière.
Tse-juucuc/le marabout, crois-tu que ces gens sont encore là ?
Pour réponse, il lui dit.
Bi baafbunk bi baafbun ! (j'ai couvert jusqu'à ton retour).
Elle recommença encore l'opération mais toujours rien et s'adressa à Tse-juucuc/le marabout.
Crois-tu que ces gens-là sont encore là ?
Bi baafbunk bi baafbun !
Tse-ghïl/l'hyène recommença encore une fois l'opération mais toujours rien et s'adressa de nouveau à Tse-juucuc/le marabout et elle reçut toujours la même réponse.
Crois-tu que ces gens-là sont encore là ?
Bi baafbunk bi baafbun !
Tse-ghïl/l'hyène comprit que la viande convoitée lui a échappé et elle alla se mettre sous l'arbre sur lequel tse-juucuc/le marabout s'est posé et attendit qu'il tombât pour l'amener à sa femme.
Tse-juucuc/le marabout ne pouvait plus voler car il ne voyait plus rien. Au bout de quelques heures, il tomba et Tse-ghïl/l'hyène se précipita pour le ramasser afin de l'apporter à ses petits.
C'est ainsi que se termina l'histoire, dit Grand-mère Nuunu . »
Les enfants pour la remercier de sa belle prestation, l'applaudirent chaleureusement. En effet, pour être un conteur, il faut avoir le talent. Il ne suffit pas seulement de connaître l'histoire par cœur mais la pénétrer, la vivre et laisser parler son cœur.
Cette qualité, Grand-mère Nuunu l'a et ce n'est pas le poids de son âge qui pourrait altérer ce talent. Car Nuunu vous oblige à vous taire ; elle vous amène à l'écouter. Quand elle ouvre la bouche, c'est un silence de cathédrale qui règne autour du feu. Elle vous hypnotise et vous fait voyager dans son univers, dans l'univers du conte. On est seulement réveillé qu'à la fin du conte, avec beaucoup de regrets car on aurait voulu que cela dure encore.
Uko était impressionné. Une vieille femme comme Nuunu qui n'a jamais été à l'école et qui conta une histoire avec tant de détails, expressive et vivante, c'est fantastique. La mémoire des enfants qui lui avaient conté quelques histoires l'avait déjà émerveillé. Et avec Nuunu c'est le comble. Des enfants de cinq, six ans qui savaient déjà dire un conte alors qu'ils ne vont pas encore à l'école. Ils savent le faire parce qu'on les raconte ces contes qu'ils se racontent entre eux, après. Leur mémoire contient un riche répertoire de contes malgré leur jeune âge. Mais les enfants qui vivent hors de Kajinjassa passent tout leur temps à baragouiner le Manjaku or ils avaient la baraka de parler parfaitement cette langue maternelle et la langue locale. Oui, le bled ce n'est pas uniquement le milieu physique où avaient vécu leurs bisaïeuls mais c'est aussi la langue et la culture de ce terroir. Le bled, c'est Dakar, c'est aussi Paris et Navarre, c'est …
Grand-mère, assise sur un banc, les mains réunies sur les genoux, raconta ce que fut la tradition à ses petits-fils qui écoutaient religieusement les paroles qui viennent de la bouche de cette créature encore solide malgré son âge. Même si elle n'est plus active comme avant, grand-mère n'a jamais accepté de se livrer à la causerie de ses petits-fils car elle trouvait toujours un prétexte.
Ce n'est qu'à la tombée de la nuit qu'elle les fit venir au milieu de la concession. La nuit c'est le calme, c'est la douceur. Pendant la nuit, on devient plus attentif. Ne racontait-on pas le conte la nuit, autour de grand-père ou de grand-mère au clair de lune ? La nuit, c'est le secret, c'est le mystère. Voilà pourquoi.
Grand-mère était tranquillement assise sur son banc, à côté d'une chaise pliante qui n'attendait qu'à être utile. Elle ne s'en sert jamais. Elle préfère son banc qui est aussi vieux qu'elle à la chaise, car vu la couleur qu'a prise le bois, on devine déjà que le banc de Grand'mère n'est pas d'aujourd'hui. Ce banc a aussi vécu que Grand-mère.
Grand-mère, malgré ses quatre-vingt-dix ans, c'est ce qu'elle dit toujours, est encore solide, avec son un mètre soixante-dix. Elle ne marche plus pieds nus, et toujours habillée d'un grand boubou multicolore. Elle ne badine jamais avec la propreté ; ses cheveux blancs sont toujours propres et les habitants du village se demandent comment une personne de son âge peut-elle avoir des habits aussi propres que les gens de la ville.
Grand-mère n'est pas bavarde mais elle n'est pas non plus avare de transmettre son savoir ou faire partager son expérience aux autres.
Oupa Diossine Loppy
* Ce texte est un extrait d'un projet littéraire en cours (roman sur la culture manjaku). Le titre provisoire du roman : ‘'Nuunu ou la vache de mon père.''